fbpx

Rahi Jaber

Avec les années, l’Iran est sans doute devenue l’une des destinations saintes de la chirurgie esthétique. Elle attire chaque année un peu plus de fidèles, qui y vont pour déposer leurs tares et autres imperfections physiques. A l’issue de ce pèlerinage, des lèvres pulpeuses, des seins refaits… mais surtout des nez bien droits et fins pour les nombreuse iraniennes qui elles aussi ne manquent pas au culte de la beauté.

Téhéran ville sainte de la beauté

Téhéran, capitale de ce pays situé au pied des Monts Elbourz, est aujourd’hui aussi, après les Etats-Unis et le Brésil, l’une des capitales mondiales de la chirurgie esthétique.
Un haut lieu du culte suprême de la beauté où se déroulent aussi bien les rituels d’augmentation mammaire, que les injections d’acide hyaluronique. Près de 40.000 pèlerins à peu près qui voyagent pour l’Iran chaque année afin de bénéficier de l’une de ses opérations miraculeuses de la chirurgie plastique. Et avec ceci, près de 200.000 iraniens eux-mêmes…

La rhinoplastie divinisée

S’il est une, parmi ces petites divinités qui occupent le ciel de la chirurgie plastique en Iran, qui fait l’objet d’une croyance principale chez les iraniens, c’est bien la rhinoplastie. Aussi vrai que les Mystères d’Eleusis furent d’abord consacrés à Déméter et à sa fille Perséphone, l’Iran a souhaité offrir à ses propres femmes d’abord, l’occasion de rester belles malgré le voile qui dissimule leur beauté, par le culte de la chirurgie du nez.
Plus que des interventions visant au traitement de la déviation de la cloison nasale qui représentent une chirurgie fonctionnelle essentiellement, les rhinoplasties des iraniennes sont surtout esthétiques.

En quête de salut

Il ne faut donc pas s’y méprendre sur cette nouvelle croyance qui pousse les femmes iraniennes à vouloir offrir leurs corps en sacrifice au chirurgien.
« Faites comme moi » ! Et si en le faisant, certaines peuvent corriger par ce moyen leurs imperfections, trouver un mari comme d’autres le disent ou accéder à un certain statut social, tant mieux !
Toujours est-il que ne disposant pas toujours de leurs corps, ces femmes voilées, qui se font désormais imiter par les hommes, en croisant le chemin de la rhinoplastie, sont d’abord en quête de plus de liberté.